ART VISUEL
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ITW | Signécopine, du noir et blanc

Signécopine est une artiste versatile et touche à tout, ses dessins noir et blanc tantôt amusants tantôt symboliques nous ont intrigué. Nous avons eu envie de lui poser quelques questions…

Camezine: Salut Signécopine. Qui es-tu ?

Signécopine: Salut Camezine ! Merci pour cette interview. Je suis Directrice Artistique et illustratrice à Paris. J’aime le dessin, l’Asie, les défis, les diners avec les copains, les fringues, le surréalisme, les livres, les étoiles et les planètes. Je n’ai pas le sens de l’orientation et je n’aime pas avoir mon vernis à ongles écaillé.

D’où vient ton pseudo ?

Signécopine vient d’une belle histoire. J’ai vécu en Asie en 2012. Au Vietnam plus exactement. Là bas j’avais un très bon copain graphiste lui aussi, et il m’appelait copine. Nos amis communs ont vite prit le pli. J’étais copine. Dans nos correspondances je suis devenue Copine Oï. Et c’est resté. Je terminais mes lettres par : signé Copine.  Ils me demandaient pourquoi tu ne signes pas tes dessins ? Je ne signais qu’à la vente. A ma première vente j’ai écrit Signécopine et c’est resté.

Comment est née ton envie de dessiner ?

Mon envie de dessiner était déjà là à la naissance. Je suis tombée dedans quand j’étais petite. Dans ma famille il y beaucoup d’artistes, et j’ai toujours vu ma mère créer et peindre. On faisait des ateliers le mercredi après midi à la maison : on dessinait à côté d’elle.

Tu es directrice artistique et illustratrice. Est-ce le premier qui t’a dirigé vers le second ou inversement ? Qu’est ce que tu aimes le plus ?

Je crois que les deux sont indépendants. Je suis avant tout illustratrice. Quand j’ai été en école d’art, je voulais faire de l’impression textile ou de l’illustration au début. Mais je voulais également pouvoir en vivre. J’aimais le graphisme et la typographie, comme cela m’intéressait j’ai choisi d’évoluer dans ce sens. L’illustration et le graphisme se complétant, je pense que j’ai trouvé le bon compromis. De plus, cela me permet de faire des projets de A à Z (écriture, illustration et graphisme).

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Est-ce que les commandes de clients peuvent brider ta créativité ou au contraire la challenger ?

J’adore les commandes et j’adore les défis. Chaque commande me challenge. Après je fais bien attention à ce que les commandes restent dans mon champ d’action. Par exemple, je ne prends pas les commandes de portraits. Mes commandes sont essentiellement marquées par un côté onirique, ce sont des créations d’univers. J’aime également travailler par « séries ». Par exemple mon quadriptyque (uludes – uchronies ludiques), Les subaquatitudes, les cosmos, les oiseaux…

Comment dessines-tu ? Quels sont tes « outils de prédilections » et ta technique ?

Je peux dessiner à la main ou directement sur l’ordinateur, et par mon métier, j’adapte mon trait aux demandes clients. En revanche pour mon travail en tant que Signécopine j’ai deux techniques de prédilection depuis 5 ans maintenant, cela changera peut-être, mais je suis pour l’instant dans cette « période ». Il s’agit de l’encre de chine et des stylos d’archive. Je les commande en gros pour ne jamais être en rupture de stock. La deuxième technique est la carte à gratter. Des cartes noires gravées et grattées à la plume, pour dessiner en négatif. Deux démarches complémentaires à mon sens.

Tu dessines essentiellement en noir et blanc. Pourquoi ce choix ?

Excellente question! Je dessine en noir et blanc car j’aime que l’œil ne soit pas attiré par des couleurs, mais plutôt par des détails. Mon trait est assez peu matérialisé, et je fais exister les choses sans les contours, mais plutôt par les matières et les textures. Le travail en noir et blanc est extrêmement riche pour cela. Que ce soit par des points et des traits, j’ai l’impression que les histoires vibrent sur la feuille. Enfin, j’aime le contraste et l’harmonie que procurent le noir et le blanc. Le noir et blanc ne vieillit jamais c’est à la fois figé dans le temps et hautement vivant.

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Comment choisis-tu ce que tu vas dessiner ? Ce sont des choix symboliques ou purement esthétiques ?

Je crois que je ne sais pas comment je choisis. Ce sont souvent de minuscules choses du quotidien qui vont me marquer, et que je vais noter. Ça peut être le motif d’une tapisserie ou d’une robe. La forme d’un légume. Et puis cela peut m’inspirer des Subaquatitudes* 3 mois après ( Forêts d’algues gravées). Cela peut être aussi des passages de la vie, des rencontres, des souvenirs, des évènements qui provoquent des émotions, des mots qui attirent l’oreille…Et tout cela mis ensemble forme un paysage surréaliste comme les Uludes* (Uchronies ludiques). Donc je dirais que c’est à la fois symbolique, et dans le traité esthétique par l’harmonie du noir et blanc, et son pouvoir vivant.

Tu as récemment dessiné pour un livre «  Comment supporter belle-maman». Comment l’aventure  a-t-elle commencé ?

J’ai adoré cette aventure. L’histoire a commencé avec le projet du Parisianer dans lequel j’ai été invitée dans sa deuxième édition chez 10-18. Suite à ça, tout s’est enchaîné. J’ai rencontré dans mon travail une journaliste avec qui j’ai adoré travailler et parler. Quand elle s’est lancée en indépendant, elle avait ce projet avec une autre journaliste, sur les belles-mères. Elles m’ont invité à rencontrer l’éditeur qui a été conquis par le trait. Suite à cela, j’ai proposé mes services en maquette de manière à gérer aussi la mise en forme de cette nouvelle collection et l’objet du livre en lui même. J’ai adoré cette expérience, et ce n’est que le début !

 

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Tigre

As-tu d’autres projets d’illustratrice à venir?

Oui ! Plein de projets perso, de commandes, et de livres. Ça ne s’arrête jamais. Et c’est bien comme ça.

Dans tes rêves les plus fous avec qui souhaiterais-tu collaborer ?

Je crois que je suis ouverte à toute collaboration. Après, j’aimerai bien vendre mon trait à une marque et faire des identités et univers de branding illustrés. Pour des restaurants par exemple, des magasins, des vitrines, de la mode….

La question de fin: cite-nous parmis tes références un livre, un film, un album, un journal/magazine.

Le livre qui a marqué ma vie à tout jamais, c’est Nadja d’André Breton. Et tu étais là Camskii !

Plus d’info sur Signécopine ici et ici. Enjoy!

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